Établissement Public d'Aménagement et de Gestion des Eaux du Bassin du Loing

Mieux comprendre

les milieux aquatiques

 

Inondations

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Le PAPI, un outil pour réduire le risque inondation sur le bassin du Loing Les PAPI ou Programmes d’Actions de Prévention des Inondations sont des outils de mise en œuvre de la politique de prévention des risques naturels d’inondation qui complètent les dispositifs réglementaires existants (Stratégie Nationale de Gestion des Risques Inondation, Plan de Gestion des Risques Inondations, Plan de Prévention des Risques d’Inondation, …). Les PAPI sont mis en place depuis 2003 en France avec des évolutions au fils des années. Les PAPI permettent de contractualiser des engagements de l’État et des collectivités territoriales pour réaliser des programmes d’études et/ou de travaux de prévention des risques liés aux inondations, avec une approche globale de prévention à l’échelle du bassin de risque. On distingue 2 types de démarches "PAPI" interdépendantes : une première phase que l’on appelle « PAPI d’intention » qui consiste à réaliser des études préalables sur 3 ans afin de mieux comprendre le risque inondation sur le territoire permettant de proposer un programme d’action efficient pour la prévention des inondations, une seconde phase que l’on appelle « PAPI complet » qui se nourris des résultats du PAPI d’intention pour mettre en œuvre un programme d’actions sur une durée de 6 ans. Ces démarches permettent d’avoir accès au Fond de Prévention des Risques Naturels Majeur (FPRNM) aussi appelé Fond Barnier, soit au maximum 50% d’aides de l’Etat sur les actions inscrites aux PAPI. Cette aide peut éventuellement être complétée par d’autres financeurs (Agences de l’eau, Départements, Régions, ...) pour au maximum atteindre 80% d’aides.      Sur le bassin du Loing, une démarche de PAPI a été engagée suite aux inondations de mai-juin 2016 comme le montre la frise chronologique suivante :   Un PAPI contient 7 axes déclinés en plusieurs actions portées par différents maîtres d’ouvrages. Le PAPI d’intention du Loing comprend 39 actions portées par 16 maîtres d’ouvrages.    L’EPAGE du bassin du Loing intervient sur 6 axes et portes 8 actions : Action 1.1 : Réalisation d'une étude hydrologique et hydraulique du bassin du Loing Action 1.2 : Élaboration d'une stratégie de communication, d'information et de sensibilisation au risque d'inondation Action 2.1 : Elaboration d’une stratégie pour compléter la surveillance et la prévision des crues et des inondations sur le bassin du Loing Action 3.3 : Accompagnement à la réalisation d'exercices de gestion de crise Action 4.3 : Mise en place d’ateliers thématiques pour la prise en compte du risque inondation dans l’urbanisme Action 6.1 : Etude des aménagements hydrauliques sur le bassin du Loing Action 6.2 : Définition d’une stratégie de préservation et de restauration des zones d’expansion des crues Action 7.1 : Etude des systèmes d'endiguement sur le bassin du Loing Pour aller plus loin ...   Newsletter de l'étude phare du PAPI du Loing N°1 - Septembre 2021
 
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  Quelques généralités  sur le risque inondation L'inondation est une submersion, rapide ou lente, d'une zone habituellement hors d'eau. Le risque d'inondation est la conséquence de deux composantes : l'eau qui peut sortir de son lit habituel d'écoulement et l'homme qui s'installe dans l'espace alluvial pour y implanter toutes sortes de constructions, d'équipements et d'activités. Une crue est une augmentation de la quantité d'eau (le débit) qui s'écoule dans la rivière. Le débit d'un cours d'eau en un point donné est la quantité d'eau (en m3) passant en ce point par seconde ; il s'exprime en m3/s. Les inondations constituent un risque majeur sur le territoire national. En raison de pressions économiques, sociales, foncières ou encore politiques, les cours d'eau ont souvent été aménagés, couverts, déviés, augmentant ainsi la vulnérabilité des hommes et des biens. Pour remédier à cette situation, la prévention reste l'outil essentiel, notamment à travers la maîtrise de l'urbanisation en zone inondable. - En temps normal, la rivière s'écoule dans son lit mineur.   - Pour les petites crues, l'inondation s'étend dans le lit moyen et submerge les terres bordant la rivière. Lors des grandes crues, la rivière occupe la totalité de son lit majeur.    - Lorsque le sol est saturé d'eau, la nappe affleure et inonde les terrains bas.  Qu'est-ce qui aggrave le risque inondation ? En zone inondable, le développement urbain et économique constitue l'un des principaux facteurs aggravants, par augmentation de la vulnérabilité. De plus, les aménagements (activités, réseaux d'infrastructures) modifient les conditions d'écoulement (imperméabilisation et ruissellement), tout en diminuant les champs d'expansion des crues. Sur les cours d'eau les aménagements (pont, enrochements) et le défaut chronique d'entretien de la part des riverains, aggravent l'aléa. Enfin, l'occupation des zones inondables par des bâtiments et matériaux sensibles à l'eau peut générer, en cas de crue, un transport et un dépôt de produits indésirables, susceptibles de former des embâcles. Leur rupture peut engendrer une inondation brutale des zones situées en aval. En France, l'aménagement des zones inondables n'a pas toujours été réalisé avec la précaution qui s'imposait et avec le souci du développement durable.   Comment identifier les secteurs soumis à un risque inondation important ? Un risque naturel se définit par la survenue d’un événement naturel, brutal et exceptionnel (appelé « aléa ») au sein d’un secteur présentant des enjeux vulnérables. Cette notion de risque est communément résumée ainsi : Risque = Aléa X Enjeu. L’aléa inondation est notamment caractérisé la hauteur d’eau, la vitesse d’écoulement, la durée de submersion et le périmètre d’expansion des eaux. Plus ces éléments sont importants, plus il est probable que la crue génère des dommages aux secteurs à enjeux vulnérables.     Les enjeux sont dits « vulnérables » quand ceux-ci sont fortement susceptibles d’être endommagé par l’aléa. Ainsi, une prairie est moins sensible qu’une habitation. L’importance de l’enjeu inondation est principalement caractérisé par le nombre de personnes et de biens vulnérables que le secteur abrite en son sein.   Pour identifier les secteurs à risque, les notions d’aléas et d’enjeux sont superposées.   Afin de réduire le risque inondation, il est donc nécessaire de : Réduire l’intensité de l’aléa au niveau des zones à enjeux ; Soustraire les enjeux au sein des secteurs à forts aléas ; Diminuer la vulnérabilité des enjeux.   Quelles actions pour réduire le risque inondation ? Réduire le risque en intervenant sur l’aléa Restaurer les champs d’expansion de crue Restaurer les champs d’expansion de crue consiste à permettre à la rivière, comme elle le faisait de manière naturelle, de déborder dans son lit majeur afin de réduire la dynamique de la crue et de stocker une quantité importante d’eau. Ce type d’opération s’effectue principalement en milieux naturels (secteurs à faible enjeu). L’importance des débordements du cours d’eau au sein des secteurs à forts enjeux situés en aval sera alors diminuée.   Reméandrer les cours d’eau Le reméandrage de la rivière consiste à restaurer ses méandres (sa sinuosité). Le cours d’eau verra alors son cheminement allongé. En période de crue, l’écoulement de la rivière sera moins rapide permettant de diminuer la puissance des débordements au sein des secteurs à forts enjeux en aval.   Préserver et restaurer les zones humides Les zones humides sont des terrains habituellement inondés de façon temporaire ou permanente. Ces zones sont souvent comparées à des éponges de par leur grande capacité de stockage des eaux. Ainsi, elles peuvent tamponner les afflux d’eau en période de crue et participer à alimenter la rivière en période de basses eaux. De plus, celles-ci constituent de véritables réservoirs de biodiversité. Cependant, celles-ci sont en forte régression en France de par le développement des activités humaines. Il s’agit alors de les préserver voire de les restaurer lorsque celles-ci ont été dégradées.     L’EPAGE du Bassin du Loing, de par ses compétences, intervient principalement sur l’aléa pour réduire le risque inondation.   Une nouvelle gestion des rivières arrive à l’heure de la GEMAPI Zones humides, zones utiles    Réduire le risque en intervenant sur les enjeux Améliorer l’alerte et la gestion de crise Afin de limiter les dommages aux biens et aux personnes, anticiper les épisodes de crise et organiser de manière efficace les secours s’avèrent primordial pour favoriser leurs mises en sécurité. Prendre en compte l’aléa inondation dans les documents d’urbanisme L’aléa inondation est pris en compte dans les documents d’urbanisme pour éviter l’implantation d’enjeux dans les secteurs particulièrement exposés. Améliorer la conscience du risque des populations Dans le cas où les inondations sont peu fréquentes sur le territoire, la population entre dans une phase d’oubli du risque. Sensibiliser sur le risque inondation pour permettre à celle-ci d’adopter les bons comportements lors des épisodes de crise est un point important pour réduire les risques humains.
 
 

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