Établissement Public d'Aménagement et de Gestion des Eaux du Bassin du Loing

Mieux comprendre

les milieux aquatiques

 

Comité de bassin Solin

Présentation générale

Le Solin prend sa source à l’étang de la Brénaudière au sud de la commune du Moulinet sur Solin et conflue avec le Loing sur la commune de Châlette sur Loing.

Affluent rive gauche du Loing, ce cours d’eau est non domanial et classé en 2ème catégorie piscicole.

 

Le Solin s’étend sur un linéaire d’environ 30 km et traverse les communes suivantes : 

 

                                         

- Le Moulinet sur Solin

                     

- Vimory

                                         

- Montereau

                     

- Villemandeur

                                         

- La Cour Marigny

                     

- Pannes

                                         

- Oussoy en Gâtinais

                     

- Châlette sur Loing

 

Le Solin sur la commune de Vimory

 

Le bassin versant du Solin est alimenté par la nappe de Beauce.

 

Le Solin et ses affluents prennent naissance en forêt d’Orléans puis traversent des zones agricoles où sont cultivés divers céréales et oléoprotéagineux.

 

Enfin, la partie aval du bassin est implantée dans la zone urbaine de l’Agglomération Montargoise.

 

Sur le périmètre de l'EPAGE du bassin du Loing ...

Au 1er janvier 2019, l’ensemble des syndicats du bassin du Loing ont été dissout pour former une nouvelle structure, l’EPAGE du bassin du Loing. Auparavant, le Syndicat du SIVLO était compétent sur le bassin du Solin suite à la fusion avec le Syndicat Intercommunal pour l’Aménagement du Bassin du Solin en 2014.

Les principaux affluents du Solin sont :

  • Le ru Saint Martin (rive droite)

  • La Menotte (rive gauche)

  • La Treille (rive gauche)

  • Le ru aux Cerfs (rive gauche)

 

Perturbations et objectifs

Clapet hydraulique sur la commune de Vimory

 

 

Entre 1960 et 1990, de lourds travaux d’aménagements ont été entrepris sur l’ensemble du bassin du Loing et principalement sur les affluents rive gauche.

 

A partir de 1962 (date de sa création), le Syndicat Intercommunal d’Aménagement du Bassin du Solin s’est fixé pour objectifs la modification de l’écoulement de la rivière en période de crues et le drainage des terres agricoles, principalement sur la partie médiane et aval du bassin versant. 

De gros travaux d’aménagement se sont étalés sur 12 années et ont compris des curages, des recalibrages, des rectifications du cours d’eau et la mise en place d’ouvrages hydrauliques. 

 

Ces ouvrages hydrauliques, mis en place pour compenser le sur-élargissement du cours d’eau, constituent une entrave à la continuité écologique (libre circulation des sédiments et de la faune aquatique).

Sur le seul cours du Solin, 19 barrages sont implantés (soit en moyenne un barrage tous les 1,5 km).

 

Lors des périodes les plus sèches, le cloisonnement de la rivière entraine une rupture du débit, une stagnation et un réchauffement de l’eau ; pouvant causer des risques d’assec en aval et une mortalité piscicole conséquente.

   

Une partie du débit du Solin s'écoulant dans le Siphon de Buges 

 

Evolution du lit du Solin lors des soixante dernières années...

 

Localisation de Villemandeur (source : Géoportail) 

 

Avant les travaux d'aménagement en 1954

Pendant les travaux d'aménagement en 1965

Cours d'eau recalibré et rectifié en 2014

 La partie amont du bassin versant subie aussi plusieurs dysfonctionnements puisque de nombreux plans d’eau sur cours sont implantés sur le lit du Solin et de ses affluents.

 

Ces plans d’eau ont un impact non négligeable sur :

  • L’interruption et la modification de débit

  • La libre circulation des poissons et des sédiments

  • La banalisation d’habitats aquatiques

  • Le réchauffement et l’évaporation de l’eau en période estivale.

 

Interception du cours de la Trève par la rigole de Courpalet


Enfin, la rigole de Courpalet, crée pour alimenter en eau le canal d’Orléans, traverse le lit de plusieurs affluents (Menotte, Treille) et intercepte les eaux d’une grande partie du bassin versant. En période sèche, la non-restitution de cette eau à la rivière peut engendrer des problématiques sur les débits des cours d’eau.

 

Depuis les années 2000, en suivant les réglementations européennes et nationales, les travaux de restauration et d’entretien visent à reconquérir une bonne qualité chimique et écologique des milieux aquatiques afin de répondre à la Directive Cadre sur l’Eau (DCE). Le Solin à un objectif d’atteinte du bon état écologique de sa masse d’eau d’ici 2021.

 

Pour atteindre ces objectifs, des travaux devront être réalisés sur la restauration de la continuité écologique et la restauration hydromorphologique du Solin.

 

Dans ce cadre, une première étude, engagée par l’ancien Syndicat du Solin et reprise par le SIVLO suite à la fusion, est actuellement en cours. 

 

L’objectif finale de cette étude est d’effectuer des travaux de renaturation du lit du Solin sur les communes de Villemandeur, Pannes et Châlette sur Loing ; afin de restaurer un tronçon de rivière de 3 300 mètres linéaires. Une première phase de communication auprès de la population a été réalisé à l'aide d'une plaquette de communication distributées aux propriétaires et à disposition dans les communes concernées.

  Plaquette de communication Solin 

Actuellement en phase dite d’Avant-Projet, plusieurs scénarios de travaux sont encore étudiés par le bureau d’études, les élus de l'EPAGE et les partenaires techniques et financiers.

Actions en cours / à initier en 2019

  • Etude de restauration de la continuité écologique du Siphon de Buges à Châlette sur Loing
  • Etude de renaturation du Solin entre Villemandeur et Châlette sur Loing
  • Restauration de la végétation des berges du Solin (Le Moulinet sur Solin et Montereau)
  • Etude de renaturation de la vallée du Solin à Vimory